Contribution au COTER - 07.12.2011    
Rapport moral du Président de l'Association - 06.11.2006  
La France réclame des fonds européens pour 11 infrastructures de transport - 22.06.2006  
Communiqué de presse - 17.05.2006  
Réflexions sur le rôle possible de l'Association TGV en 2006 - 03.2006  
Déclaration de François Leblond, Président de l'Association - 23.02.2005  
Interview de François Leblond, Président de l'Association - 02.2004  
   

_________________________Décembre 2011 __

L’objectif de diviser au moins par deux la durée de parcours actuel entre Marseille et Nice est importante et incontournable. Mais pour parvenir à le réaliser il faut accepter de prendre en compte les critiques qui émanent principalement  du département du Var. Suites >>>

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RAPPORT MORAL DU PRESIDENT DE L'ASSOCITATION - PARIS, 06.11.2006

Télécharger le rapport moral du Président de l'Association

 
 

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LA FRANCE RECLAME DES FONDS EUROPEENS
POUR 11 INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT - PARIS, 22.06.2006

La France va transmettre à la Commission européenne une demande de financements communautaires pour 11 projets d'infrastructures de transport, a annoncé jeudi Matignon.

Les projets nouveaux concernés par cette demande sont les TGV Rhin-Rhône, Tours-Bordeaux, Nîmes-Montpellier, Lyon-Turin et la deuxième phase du TGV-Est, ainsi que le canal Seine-Nord, et les deux "autoroutes de la mer" (lignes maritimes à haute fréquence pour le fret) en Atlantique et en Méditerranée.

Le gouvernement français a ajouté à cette liste deux projets en cours de réalisation, la première phase du TGV-Est et la liaison TGV entre Perpignan et Figueras (Espagne), et deux projets au stade de l'étude préalable, les TGV Provence-Alpes-Côte d'Azur et Montpellier-Perpignan.

Paris souhaite que ces projets soient financés en partie par l'Union européenne dans le cadre des réseaux trans-européens de transport.

Le budget européen pour la période 2007-2013 prévoit une enveloppe de 8 milliards d'euros pour financer ces projets.

La France rappelle qu'elle est "tout particulièrement concernée par le développement des réseaux trans-européens en raison de sa position géographique et de l'importance de ses projets". AP

 
 

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COMMUNIQUE DE PRESSE - PARIS, 17.05.2006

VALIDATION DU PROJET INTERREG ARCOMED
UNE FORMIDABLE OPPORTUNITE POUR L’ARC MEDITERRANEEN

Le 17 mai, le secrétariat technique conjoint du programme INTERREG IIIB MEDOCC a validé le projet ARCOMED, présenté en septembre 2005 par la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, l’Association TGV Provence Côte d’Azur, la région de Ligurie, la généralité de Catalogne, la région Languedoc-Roussillon, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Provence-Alpes-Côte-d’Azur Corse, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie Languedoc-Roussillon, l’Unioncamere Liguria.

L’Association TGV Provence Côte d’Azur se félicite de l’accord donné au projet ARCOMED qu’elle soutient activement depuis le début. Le projet ARCOMED constitue une initiative sans précédent pour développer une approche transnationale et cohérente du développement de la Grande Vitesse le long de l’arc méditerranéen, à l’instar de ce qui s’est fait au nord de l’Europe avec le Thalys et l’Eurostar.

L’objectif du projet ARCOMED est de mettre en commun et en cohérence les différents projets de liaisons ferroviaires nouvelles à grande vitesse qui concernent la façade méditerranéenne sur lesquels travaillent la France, l’Italie et l’Espagne, à analyser les effets réseau et leur potentiel socio-économique et enfin à promouvoir aux niveaux régional, national et européen, le concept d’arc méditerranéen. Ce projet, doté d’un budget de près d’un million d’euros, sera co-financé à 50% par les fonds communautaires.

La validation du projet INTERREG ARCOMED par les autorités européennes représente une étape importante pour notre Association. Celle-ci rassemble depuis 3 ans à l’initiative de Jacques PEYRAT, Sénateur-Maire de Nice, sous la présidence de François LEBLOND, Préfet Honoraire, toutes les forces vives de la région. Elle poursuivra son action de promotion de la Ligne à Grande Vitesse en rappelant que celle-ci contribue aussi au resserrement des liens entre les régions qui reconstituent l’arc méditerranéen. Elle participera activement au côté des différents partenaires du projet et, d’abord, de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, chef de file, à la mise en œuvre des dispositions qui ont été arrêtées.

Elle s’efforcera également en 2006 et 2007, au-delà du projet ARCOMED, de faire vivre l’arc méditerranéen en multipliant les initiatives d’envergure internationale et en développant de nouvelles relations et des partenariats transnationaux avec des acteurs italiens et espagnols.

Télécharger le dossier de presse du 17.05.2006

 
 

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REFLEXIONS SUR LE ROLE POSSIBLE
DE L'ASSOCIATION TGV EN 2006

L'année 2005 a été marquée par le débat public, par le dépôt du dossier INTERREG, elle s'est conclue par la déclaration de RFF sur la poursuite du dossier.

L'Association, pendant toute cette période, s'est efforcée d'atténuer les différends géographiques et politiques. La déclaration de RFF faisant état d'une position commune des grands élus s'inscrit dans cette démarche, même si des études complémentaires restent à réaliser pour savoir si les coûts peuvent être maîtrisés. Le dépôt du dossier INTERREG est un élément fort vis-à-vis de l'Europe. Le contenu ne peut être modifié en terme de chiffres, en revanche la place de Nice n'a pas été suffisamment soulignée alors que c'est de cette ville qu'est partie toute la relance du projet TGV. Il convient de proposer que le colloque prévu à Marseille, le soit à Nice. Les élus de Marseille n'y verront pas d'inconvénient. La Canca apportant pour cela un financement spécifique qui s'ajoutera aux sommes déjà prévues dans le dossier Arcomed. Le conseil de l'association du 30 janvier sera saisi sur ce point.

Des opportunités nouvelles existent aujourd'hui :

1/ La volonté clairement exprimée du Prince de Monaco d'être présent dans l'Association. Les engagements qu'il a pris lors de son entretien avec le Président de la République sont sans ambiguité. Nous avons un allié de poids, la présence de Robert Calcagno auprès de lui et l'engagement de Jean-Paul Proust, Ministre d'Etat, sont des atouts pour donner au projet la dimension internationale qui doit être la sienne.

2/ L'engagement de Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports. Je m'étais déjà entretenu avec lui au cours de l'année 2005, il m'a rappelé à trois reprises sur mon portable pour m'indiquer qu'il donnait à notre projet un caractère prioritaire et qu'il le ferait savoir publiquement en s'appuyant à la fois sur notre association, sur notre présence à Monaco et en Italie. Il m'a demandé notre concours pour la préparation de manifestations d'une ampleur suffisante et la réalisation d'un film qui pourrait être réalisé par Guy Darbois, ancien réalisateur des "Dossiers de l'écran". Je dois le rencontrer cette semaine à titre exploratoire.

3/ Le vote par le Parlement du projet de loi sur la Sécurité dans les Transports permet à RFF de s'engager dans un partenariat public-privé pour la réalisation et le financement de ses opérations nouvelles. Nous avions travaillé sur ce sujet il y a deux ans. L'étude doit être reprise en tenant compte de cette nouvelle donne et des progrès réalisés par le projet sur le terrain qui permettent de préciser les chiffres. Pour le moment, le Gouvernement évoque pour le recours au PPP, Tours Bordeaux, Rhin Rhône ou Orly Roissy. Il est temps qu'il ajoute notre projet dans la liste.

4/ RFF a, désormais, une feuille de route pour 2006, nous devons travailler en étroite relation avec cet organisme, qui le demande. Si ce n'était le cas, le risque serait que l'on perde à nouveau du temps.

5/ La décision de RFF évoque la nécessité de s'inscrire dans une perspective de l'arc méditerranéen. Le projet Interreg s'insère dans cette démarche mais il ne constitue qu'un de ses éléments. L'Association doit prendre d'autres initiatives, notamment avec des partenaires qui ne figurent pas dans Interreg : villes, universités, gouvernements italien et espagnol. Le colloque de Nice pourrait être une occasion de sceller ces liens nouveaux qui sont déjà apparus en 2005 lors du colloque de Rome de la Fihuat. De même, une université d'été consacrée à ce thème pourrait être organisée à Nice l'été prochain en partenariat avec l'université.

Pour parvenir à mettre en place toutes ces actions, il convient d'appeler avec insistance le versement des cotisations qui manquent aujourd'hui, poursuivre les financements sans modification en 2006 et compléter l'intitulé de l'Association. Notre présence à l'international n'a cessé de s'affirmer, nous ne sommes plus seulement Provence Côte d'Azur. Je propose que nous ajoutions : Arc Méditerranéen. Cela facilitera le versement d'une cotisation par Monaco et cela permettra de nouveaux développements.

Tous ces éléments, s'ils sont pris en compte lors de la réunion du 30 janvier, constituent pour l'association un programme lourd pour 2006. Je pense que nous avons obtenu déjà beaucoup par nos initiatives depuis 3 ans, nous sommes à une période charnière.

 
 

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DECLARATION DE FRANÇOIS LEBLOND
PRESIDENT DE L'ASSOCIATION TGV PROVENCE CÔTE D'AZUR
23.02.2005

Certains articles de presse, publiés à la veille du débat public, laissent entendre qu'un fossé profond sépare les élus de Provence Côte d'Azur sur le projet et que, dans ces conditions, il est à craindre que le Gouvernement en privilégie d'autres, jugés plus consensuels. Il ne faut pas tomber dans ce piège tendu par ceux qui ne souhaitent pas que notre TGV aboutisse au bénéfice d'autres moins nécessaires pour l'aménagement du territoire et bien moins rentables.

Poursuivant le mouvement initié par J. Peyrat, Sénateur Maire de Nice, avec les parlementaires des Alpes-Maritimes et les acteurs économiques, l'association que je préside s'est donnée pour objectifs de rompre l'isolement des Alpes Maritimes dans le réseau européen des lignes à grande vitesse, d'accélérer la réalisation de cette nouvelle ligne et de contribuer à la mise en œuvre de l'arc méditerranéen.

Sur le premier point, le temps de parcours de 3h40 entre Nice et Paris est capital. Les habitants des Alpes-Maritimes doivent pouvoir disposer d'un nombre suffisant de trains accomplissant ce trajet sans arrêt à une vitesse attractive par rapport à l'avion. Les réflexions à conduire sur les familles de tracés doivent intégrer cette donnée.

Sur le deuxième point, celui de l'accélération du projet, j'ai affirmé, dès la création de l'association, qu'un dossier de TGV qui n'aurait pas l'appui du Var et des Bouches-du-Rhône n'aboutirait pas, à l'image de ce qui s'est passé en 1992.

La prise en compte des préoccupations de ces deux départements a toujours été présente dans les travaux de notre association. Pour le Var, les questions fondamentales sont au nombre de trois : la desserte de Toulon, la place et le nombre des gares, et enfin le respect de l'environnement et des 12% du territoire consacrés aux activités agricoles, notamment viticoles. Ces sujets auront inévitablement une conséquence sur les tracés considérés comme acceptables. Pour les Bouches-du-Rhône, les questions sont au nombre de deux : la façon de traiter l'agglomération marseillaise et les contraintes d'environnement très élevées qui rendent encore plus complexes les hypothèses de tracé.

Sur le troisième point enfin, celui de l'arc méditerranéen, visé dans la décision du Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire du 13 décembre 2003, il importe de rappeler que la valeur du projet est de contribuer à une meilleure prise en compte de la façade méditerranéenne dans l'équilibre européen en s'appuyant sur les grandes agglomérations et en facilitant les déplacements entre elles et tout particulièrement entre Nice et Marseille.

Sur tous ces sujets, il existe, naturellement, des nuances de points de vue, mais connaissant tous les protagonistes, je porte témoignage de leur volonté de tout mettre en œuvre pour que l'opportunité du projet et sa faisabilité apparaissent clairement à l'issue du débat public.

L'association s'efforcera d'être présente dans toutes les grandes réunions prévues dans ce débat. Elle sera à l'écoute des points de vue qui s'y exprimeront et ne manquera pas de rappeler les enjeux essentiels chaque fois qu'elle aura l'impression qu'ils ne sont pas suffisamment affirmés.

 
 

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INTERVIEW DE FRANÇOIS LEBLOND
PRESIDENT DE L'ASSOCIATION TGV PROVENCE CÔTE D'AZUR
02.2004

Mer Régions : M. le Préfet, vous êtes président de l'Association TGV Provence Côte d'Azur, association ayant pour objectif de dynamiser le dossier du TGV Côte d'Azur. Depuis quand cette association existe-t-elle ? Qui regroupe-t-elle ?

L'association TGV Provence Côte d'Azur a été créée au printemps 2003. Elle regroupe toutes les forces vives de la Région : le Conseil Régional, les conseils généraux des départements traversés, les communautés d'agglomérations, les associations de maires, les chambres de commerce, les chambres d'agriculture, les organisations professionnelles patronales et syndicales, les industriels qui le souhaitent, les associations de toutes natures qui défendent le transport ferroviaire, les associations de défense de l'environnement, elle accepte en son sein les personnalités qui souhaitent apporter leur concours.

Pourriez-vous nous présenter les grandes lignes du projet ? Quel est l'itinéraire prévu ? Y a-t-il une seule ou plusieurs possibilités ?

Le projet constitue d'abord la poursuite du TGV Sud-Est dont la partie Valence-Marseille a été inaugurée en 2001. L'objectif étant de faire rouler des trains en direction du Var et des Alpes-Maritimes à une vitesse pouvant aller jusqu'à 320 kilomètres à l'heure alors que celle-ci est en moyenne, sur le même territoire, de 80 kilomètres à l'heure. Il s'agit donc d'un changement capital.

Mais l'objectif n'est pas seulement de prolonger ce qui a été réalisé, il est de permettre une liaison rapide entre l'Italie, la France et l'Espagne, tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Il constitue, à cet égard, une grande liaison d'aménagement du territoire confortant le rôle de Marseille, point central de la Méditerranée, et soutenant les économies Toulonnaise et Niçoise.

L'itinéraire n'est pas arrêté, il le sera après le débat public qui se tiendra dans la deuxième partie de l'année 2004, à partir de l'analyse de toutes les fonctionnalités qui devront être prises en compte et des diverses contraintes d'environnement.

Ce projet s'inscrit-il dans une réelle politique d'aménagement du territoire ? Y aura-t-il des connexions avec l'Italie ?

Comme je le disais plus haut, la relation avec l'Italie est fondamentale. J'ai rencontré les responsables économiques et politiques de la région de Gênes qui ont entrepris une modernisation de grande ampleur de leur réseau en direction de Vintimille et de Milan. Le projet que nous défendons en est le complément naturel, il trouve sa place parmi les itinéraires d'importance européenne. L'association va insister auprès des services de Bruxelles pour qu'il figure parmi les projets qui doivent être soutenus à ce titre.

 
La carte ci-contre montre comment s'inscrit cette nouvelle infrastructure dans le développement des territoires situés au sud de l'Europe.
On constate à la lecture de ce document que le maillon manquant de moins de 200 km freine aujourd'hui les relations économiques entre l'est et l'ouest de la Méditerranée, ce que déplorent aussi bien les italiens que les espagnols et les portugais.

Quels sont les atouts de ce projet ?

Le principal atout de ce projet, ce sont les perspectives de trafic de voyageurs comme de marchandises qui rendent son financement probablement plus aisé que d'autres avec la possibilité de montages financiers sous la forme de partenariats public-privé que l'association s'efforce de définir avec des banques conseil.

Quels sont les handicaps ?

Les handicaps sont de deux natures : d'abord la difficulté du terrain, ensuite la recherche d'une synthèse entre toutes les fonctionnalités qui doivent être prises en considération et notamment une bonne desserte de la région toulonnaise sans remise en cause de l'objectif de temps de parcours jusqu'aux Alpes-Maritimes.

Un calendrier est-il fixé ?

Des projets de cette nature sont toujours lents à mener à bien. L'objectif de l'association est de lui faire gagner plusieurs années grâce à une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs concernés.

Où trouverez-vous les moyens financiers nécessaires à la réalisation de ce projet ?

Comme je l'ai indiqué, notre objectif est de faire apparaître des montages financiers qui épargnent le plus possible le contribuable. Des exemples existent à l'étranger et commencent à s'implanter dans notre pays de financements à très long terme. L'association cherchera à les promouvoir.

Quels sont vos rapports avec le ministère de l'Equipement en général, et avec la SNCF et RFF en particulier ?

Nos relations sont excellentes avec tous les partenaires que vous venez de citer. Nous leur faisons des propositions, ils les étudient, nous tenons compte de leurs réponses. Tous ont le souhait d'avancer et attendent de l'association qu'elle mobilise les partenaires dont ce projet aura besoin pour aboutir.

Qu'apportent les conclusions du CIADT du 18 décembre 2003 ?

L'Etat apporte désormais un soutien actif à la nouvelle infrastructure, en l'inscrivant sur la carte des liaisons à grande vitesse à réaliser, et en prévoyant, dès 2005, le débat public préalable au cheminement des procédures à mettre en œuvre. L'association prendra toute sa part à ce débat en mettant en évidence les fonctionnalités du projet.